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Ceci est la continuation d’un corps de travail envisageant le temps comme une accumulation de blessures, de l’être humain comme une topographie de cicatrices. 
 

Il est aussi question d’aborder une certaine problématique de l’art en général et du print en particulier, soit la feinte rareté, l’objet rendu précieux simplement de par son appartenance et son dialogue avec un certain historique de l’art.

J’ai voulu adresser cette dislocation de l’art et de l’ordinaire en créant de faux tatouages comme lorsque nous étions enfants (déjà portés avec ce dessein d’ostension d’une identité exclusive, tout en recourant à un produit générique, multiplié à l’infini, manufacturé en usine), mais en utilisant ce référent à l’identité comme inhérente à la blessure, aux traumatismes. 

Les référents avec le monde du tatouage sont forts et délibérés, mais il est surtout question pour moi de discuter les problématiques inhérentes au print dans l’art, soit notamment la tendance à restreindre la production afin de contrôler la rareté, et ainsi de soumettre à la loi du marché ce qui par essence devrait exister en en faisant drastiquement abstraction.
 

Les images proviennent d’un appel à tou.te.s lancé sur un média social. Elles sont donc les blessures d’ami.e.s, de connaissances, de famille. L’intention étant de réitérer cette idée de réappropriation et d’assimilation par le « public » d’un processus et de résultats hautement intimes tels que déployés par « l’artiste ». Ceci en permettant au public de s’approprier le résultat étrangement fascinant qu’est la cicatrice sans avoir à endurer la douleur qui lui est essentielle

Ayoye
2016

Impression digitale sur papier décalque